Abu Bakr Naji, Gestion de la barbarie (traduction française 2007, page 74)

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De l’usage de la violence

Ceux qui n’étudient le jihad que théoriquement, c’est-à-dire le jihad tel que décrit sur le papier, ne comprendront jamais ce chapitre. De façon regrettable, les jeunes de notre Oumma ne comprennent plus la nature des guerres depuis qu’on les a privés d’armes. Celui qui s’est engagé vraiment dans le jihad sait que ce n’est rien d’autre que violence, cruauté, terrorisme, terreur et massacres (je ne parle que du jihad et du combat, pas de l’islam qui ne doit pas être confondu avec ça). Et il ne sait pas qu’il ne peut continuer à se battre et à progresser d’une étape à l’autre si l’étape initiale ne passe pas par un stade de massacres et de terrorisme à l’égard de l’ennemi. Et on a souvent besoin de violence dans les autres étapes du combat. Il ne peut continuer le jihad dans la douceur, pensant que la douceur est un moyen de dissuader d’autres gens de rejoindre le jihad, de prendre position et de participer aux actions: les ingrédients même de la douceur sont les ingrédients de l’échec de toute action jihadiste.

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