BIENTÔT DISPONIBLE : AU RÉGAL DU MANAGEMENT – LE BANQUET DES SIMULACRES

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Heidegger et la question du Management : Argument !

Première de couv

Qui ne se souvient du mythe de la caverne par lequel Platon présente notre humaine condition ? Des hommes, retenus par un joug, dont le regard ne peut qu’apercevoir les ombres qui se meuvent sur la paroi de la grotte…avant que l’un d’entre eux ne se détache et ne débute, dans la souffrance et le tourment, l’aventure de la philosophie.

Cette scène ne se rejoue-t-elle pas aujourd’hui au sein de ce que Heidegger nomme « l’époque planétaire » qui se caractérise, de façon essentielle, par la cybernétique et le management mondialisé ? Question toute rhétorique, nous en convenons. En d’autres termes, l’ouvrage défend la thèse que le management est à Heidegger ce que les sophistes furent à Platon, à savoir des simulacres de philosophie et de rationalité.

Deux fils, enlacés l’un dans l’autre, forment la trame de la réflexion. Il s’agit d’une part de repérer la présence, en creux, du management au sein de la philosophie de Heidegger : il s’y révèle en effet comme une étape cruciale de la métaphysique occidentale qui arrive aujourd’hui à son terme. Mais il en ressort d’autre part une lecture originale du management qui se centre plus sur ses aspects techniques ou sa dimension psycho-sociologique, mais le hisse à la dignité de l’objet même de la philosophie : l’ontologie

De l’unité ontologique des épistémologie gestionnaires

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Résumé : 

Notre article a pour objectif de déceler l’unité ontologique sous-jacente à ces trois paradigmes, en tant que ceux-ci s’inscrivent dans une conception moderne de la science fondée sur la métaphysique du Sujet. C’est ainsi que notre première partie se focalise sur les fondements ontologiques de la science, revenant sur la définition de l’ontologie, puis précisant les postulats de la science antique puis moderne. La seconde partie s’appuie sur le résultat de la première : comment se structurent les épistémologies modernes à partir de la métaphysique du Sujet ? Nous observons la séparation, à partir du coup d’envoi cartésien, des traditions rationalistes et empiristes, avant de replacer les épistémologies gestionnaires dans cette histoire. En dernier lieu, nous interrogeons les conséquences de l’unité ontologique des sciences de gestion : mouvement de naturalisation des sciences, primat de la méthode (comme outil d’objectivation) et de la technique (comme dispositif d’arraisonnement), déni de la finitude humaine.

 

Pour lire, c’est ici : MAV_043_0476

« Le nouveau totalitarisme » : préface de « Au fondement du Management » par Jean-François Mattéi

Couverture Au fondement du Management

Un mois avant de disparaître de façon si inattendue, le philosophe marseillais Jean-François Mattéi me fit parvenir, avec la chaleur qui le caractérisait, la préface de Au fondement du Management. J’appris plus tard, avec la parution en 2105 de son ouvrage posthume L’homme dévasté, les raisons de son intérêt pour mon travail : l’insigne rôle de la cybernétique dans la barbarie postmoderne. Voici les pages qui ouvrent le premier volume de la Théologie de l’OrganisationPréface Jean-François Mattéi

Couverture et quatrième de couverture !

Couverture Au fondement du Management

L’époque contemporaine se caractérise par la prolifération des organisations sur toute la surface du globe, par ce que Baptiste Rappin nomme « le mouvement panorganisationnel ». Si certains sociologues se sont déjà penchés sur ce « fait social total », force est pourtant de constater l’absence de sa prise en charge par la pensée philosophique. C’est à une telle tentative que nous convie l’auteur, inscrivant le management dans l’histoire de la métaphysique, mettant en évidence ses origines historiques dans la cybernétique et recherchant sa structure théologique souterraine dans la pensée juive de la Renaissance. C’est au terme de cette pérégrination qu’apparaît le caractère apocalyptique qu’indique le titre de l’ouvrage : en même temps Dévoilement et Destruction, le management a bien à voir avec la Fin, celle de l’Histoire, assurément, mais celle du Monde, vraisemblablement.