« Le nouveau totalitarisme » : préface de « Au fondement du Management » par Jean-François Mattéi

Couverture Au fondement du Management

Un mois avant de disparaître de façon si inattendue, le philosophe marseillais Jean-François Mattéi me fit parvenir, avec la chaleur qui le caractérisait, la préface de Au fondement du Management. J’appris plus tard, avec la parution en 2105 de son ouvrage posthume L’homme dévasté, les raisons de son intérêt pour mon travail : l’insigne rôle de la cybernétique dans la barbarie postmoderne. Voici les pages qui ouvrent le premier volume de la Théologie de l’OrganisationPréface Jean-François Mattéi

Le divin management. Essai sur la structure théologique de l’intelligence collective.

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Résumé :

L’article met en exergue les fondements théologiques sécularisés de l’intelligence collective. Dans un premier temps, il apparaît que l’histoire de l’humanité présentée dans la littérature reprend les caractéristiques évolutionniste, progressiste, messianique et eschatologique du judéo-christianisme. En outre, le concept d’ « intelligence » provient de la théologie du Moyen-Âge, une généalogie appelée à être complétée par la mise en évidence de l’influence de la pensée du Maharal de Prague sur la cybernétique. En dernier lieu, Les conséquences politiques de ce mouvement de sécularisation seront abordées, plus particulièrement sous l’angle du passage du gouvernement vers la gouvernance.

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Couverture et quatrième de couverture !

Couverture Au fondement du Management

L’époque contemporaine se caractérise par la prolifération des organisations sur toute la surface du globe, par ce que Baptiste Rappin nomme « le mouvement panorganisationnel ». Si certains sociologues se sont déjà penchés sur ce « fait social total », force est pourtant de constater l’absence de sa prise en charge par la pensée philosophique. C’est à une telle tentative que nous convie l’auteur, inscrivant le management dans l’histoire de la métaphysique, mettant en évidence ses origines historiques dans la cybernétique et recherchant sa structure théologique souterraine dans la pensée juive de la Renaissance. C’est au terme de cette pérégrination qu’apparaît le caractère apocalyptique qu’indique le titre de l’ouvrage : en même temps Dévoilement et Destruction, le management a bien à voir avec la Fin, celle de l’Histoire, assurément, mais celle du Monde, vraisemblablement.